Perspectives économiques et financières
L’Ontario, à l’instar d’autres gouvernements du monde, continue de composer avec une période d’incertitude économique et géopolitique. Le contexte mondial est en constante évolution en raison des tensions commerciales et des pressions exercées sur la chaîne d’approvisionnement qui affectent l’économie.
Malgré ces vents contraires, l’économie de l’Ontario a fait preuve de résilience et affiché de meilleurs résultats que prévu en 2025. Le produit intérieur brut (PIB) réel devrait avoir augmenté de 1,2 %, une hausse par rapport à celle de 0,8 % prévue dans le budget de 2025.
Le gouvernement doit, plus que jamais, continuer de prendre des décisions prudentes et réfléchies qui permettent d’assurer des investissements continus dans les services publics clés et la prospérité à long terme de la province, tout en conservant la souplesse budgétaire nécessaire pour s’adapter aux conditions changeantes.
Voilà pourquoi le gouvernement protège l’Ontario en adoptant des mesures qui feront de la province l’endroit le plus concurrentiel du G7 où investir et faire des affaires, avec des initiatives telles que son plan d’action fiscal pluriannuel, la réduction des formalités administratives, la simplification de la délivrance de permis, l’élimination des obstacles au commerce interprovincial, l’investissement dans l’infrastructure, le soutien des travailleurs, l’amélioration des services ainsi que des mesures pour rendre la vie plus abordable.
Perspectives économiques
En cette période d’incertitude économique et géopolitique, l’économie de l’Ontario a fait preuve de résilience et affiché de meilleurs résultats que prévu en 2025. Le PIB réel de l’Ontario devrait augmenter de 1,0 % en 2026 et la croissance devrait rebondir par la suite, avec des augmentations prévues de 1,7 % en 2027, de 1,8 % en 2028 et de 2,0 % en 2029. Aux fins d’une planification financière prudente, ces projections sont légèrement inférieures à la moyenne des prévisions des économistes du secteur privé.
Le marché de l’emploi de l’Ontario a aussi affiché de meilleurs résultats que prévu avec la création de 80 900 emplois nets en 2025, en quasi-totalité dans le secteur privé. L’emploi devrait progresser au cours de la période de perspectives et le taux de chômage devrait diminuer pour passer de 7,7 % en 2025 à 6,2 % en 2029, en tenant compte de la croissance démographique au ralenti et de l’amélioration de la conjoncture économique.
Perspectives financières
L’Ontario s’attend à garder le cap vers l’atteinte de l’équilibre budgétaire d’ici 2028-2029. Le gouvernement prévoit des déficits de 12,3 milliards de dollars en 2025-2026, de 13,8 milliards de dollars en 2026-2027 et de 6,1 milliards de dollars en 2027-2028, avant de se préparer pour un excédent de 0,6 milliard de dollars en 2028-2029.
En 2025-2026, les revenus devraient s’élever à 226,6 milliards de dollars, soit 6,7 milliards de dollars de plus que prévu dans le budget de l’Ontario de 2025. Cette augmentation est largement attribuable à l’augmentation des revenus fiscaux, des autres revenus non fiscaux et du revenu net tiré des entreprises publiques. À moyen terme, les revenus totaux devraient passer de 226,2 milliards de dollars en 2024-2025 à 254,1 milliards de dollars en 2028-2029.
Les charges de programmes devraient s’élever à 222,4 milliards de dollars, soit 6,1 milliards de dollars de plus que prévu dans le budget de 2025, surtout en raison des investissements dans les soins de santé, l’éducation postsecondaire, les services sociaux et la justice. Ces charges devraient passer de 212,1 milliards de dollars en 2024-2025 à 231,3 milliards de dollars en 2028-2029.
On prévoit que les charges liées à l’intérêt et aux autres frais du service de la dette (IAFSD) seront de 16,0 milliards de dollars en 2025-2026, soit une diminution par rapport aux prévisions de 16,2 milliards de dollars du budget de 2025. Au cours de la période de perspectives à moyen terme, les charges liées à l’IAFSD devraient s’établir à 17,2 milliards de dollars en 2026-2027, à 18,6 milliards de dollars en 2027-2028 et à 19,7 milliards de dollars en 2028-2029.
Selon les projections, le ratio de la dette nette au PIB sera de 36,8 % en 2025‐2026, ce qui représente 1,1 point de pourcentage de moins que le ratio de 37,9 % prévu dans le budget de 2025. Le ratio devrait être de 37,7 % en 2026‐2027, de 38,5 % en 2027-2028 et de 38,2 % en 2028‐2029. Cela représente une légère amélioration par rapport aux prévisions présentées dans le budget de 2025, attribuable à une croissance plus forte du PIB. À compter de 2026-2027, le ratio de la dette nette au PIB reflétera les révisions exigées en vertu des nouvelles normes comptables pour le secteur public.
Ce changement de méthode de calcul se traduira par une baisse de 0,8 % du ratio pour chacune des trois années visées par les prévisions par rapport à ce qui aurait été déclaré selon le mode de calcul précédent. Ce changement n’a aucune incidence sur le plan financier de l’Ontario, sur les besoins d’emprunt de la province ou sur sa stratégie de gestion de la dette.
La réserve pour 2025-2026 a été ramenée à 0,5 milliard de dollars afin de prémunir le plan financier contre les variations défavorables inattendues des prévisions de revenus et de charges de l’Ontario avant la fin de l’exercice. Dans le budget de 2026, la réserve est établie à 1,5 milliard de dollars en 2026-2027, à 2,0 milliards de dollars en 2027-2028 et à 2,5 milliards de dollars en 2028-2029.
Le fonds de prévoyance est maintenu afin d’atténuer les risques liés aux charges. Pour l’exercice 2025-2026, le solde du fonds de prévoyance se chiffrait à 100 millions de dollars, et pouvait servir à compenser les charges supplémentaires pouvant survenir avant la fin de l’exercice. Pour 2026-2027, ce solde se chiffre à 1,5 milliard de dollars.