Introduction

L’économie de l’Ontario reste résiliente et a affiché de meilleurs résultats que prévu en 2025, malgré les vents contraires causés par la politique commerciale américaine. Le produit intérieur brut (PIB) réel devrait avoir augmenté de 1,2 %, une hausse par rapport à la prévision de 0,8 % établie au moment de la publication du budget de 2025.

Selon les prévisions, le PIB réel de l’Ontario devrait augmenter de 1,0 % en 2026 et sa croissance devrait s’accélérer par la suite, avec des augmentations prévues de 1,7 % en 2027, de 1,8 % en 2028 et de 2,0 % en 2029. Aux fins d’une planification financière prudente, ces projections sont légèrement inférieures à la moyenne des prévisions des économistes du secteur privé.

Tableau 2.1
Sommaire des perspectives économiques de l’Ontario
(en pourcentage)
Élément 2025 2026p 2027p 2028p 2029p
Croissance du PIB réel 1,2e 1,0 1,7 1,8 2,0
Croissance du PIB nominal 4,2e 3,2 3,9 3,7 3,9
Croissance de l’emploi 1,0 0,5 0,7 0,8 1,1
Inflation de l’IPC 1,9 2,1 2,0 2,0 2,0

Notes du tableau 2.1 :

e = estimation.

p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes au 16 janvier 2026.

Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

Révision des perspectives depuis le budget de 2025

Les perspectives ont été révisées par rapport aux projections du budget de 2025. Voici les principaux changements apportés :

  • croissance plus forte du PIB nominal en 2025 et 2026;
  • plus forte croissance de la rémunération des salariés et de l’excédent net d’exploitation en 2025;
  • création d’emploi plus solide en 2025 et 2026;
  • ralentissement de la revente de logements en 2025 et 2026.
Tableau 2.2
Changements apportés aux principales hypothèses économiques du ministère des Finances de l’Ontario : Comparaison entre le budget de 2025 et le budget de 2026
(variation en pourcentage)
Élément 2025
Budget de 2025
2025
Budget de 2026
2026p
Budget de 2025
2026p
Budget de 2026
2027p
Budget de 2025
2027p
Budget de 2026
2028p
Budget de 2025
2028p
Budget de 2026
Produit intérieur brut réel 0,8 1,2e 1,0 1,0 1,9 1,7 1,9 1,8
Produit intérieur brut nominal 3,1 4,2e 3,0 3,2 4,0 3,9 4,0 3,7
Rémunération des salariés 3,7 4,0e 3,2 3,2 3,6 3,3 3,8 3,5
Excédent net d’exploitation – sociétés (3,0) 4,4e 6,4 4,7 7,2 7,2 5,2 6,1
Consommation nominale des ménages 3,5 4,0e 3,1 3,3 3,7 3,4 3,8 3,6
Autres indicateurs économiques – Emploi 0,9 1,0 0,4 0,5 0,9 0,7 0,9 0,8
Autres indicateurs économiques – Création d’emplois (en milliers) 73 81 33 41 74 58 75 67
Autres indicateurs économiques – Taux de chômage (en pourcentage) 7,6 7,7 7,3 7,4 6,6 6,9 6,2 6,4
Autres indicateurs économiques – Indice des prix à la consommation  2,3 1,9 2,0 2,1 2,0 2,0 2,0 2,0
Autres indicateurs économiques – Mises en chantier de logements (en milliers)1 71,8 65,4 74,8 64,8 82,5 70,3 85,9 76,8
Autres indicateurs économiques – Reventes de logements 5,3 (5,6) 12,7 9,1 4,6 5,6 1,5 4,6
Autres indicateurs économiques – Prix de revente des logements (1,2) (4,4) 2,6 0,8 3,8 2,7 4,0 4,2
Principaux facteurs externes – Produit intérieur brut réel des États-Unis 1,4 2,2 1,4 2,4 2,0 2,1 2,0 2,0
Principaux facteurs externes – Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 69 65 69 59 74 62 75 67
Principaux facteurs externes – Dollar canadien (cents américains) 69,2 71,6 71,2 73,2 73,0 75,3 74,1 76,4
Principaux facteurs externes – Taux des bons du Trésor à trois mois (en pourcentage)2 2,4 2,6 2,3 2,3 2,4 2,6 2,6 2,5
Principaux facteurs externes – Taux des obligations à 10 ans du gouvernement (en pourcentage)3 3,1 3,2 3,2 3,3 3,4 3,5 3,5 3,5

Notes du tableau 2.2 :

e = estimation.

p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes au 16 janvier 2026.

[1] Mises en chantier projetées selon la moyenne du secteur privé au 16 janvier 2026.

[2], [3] Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.

Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Association canadienne de l’immeuble, Banque du Canada, United States Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (février 2026 et octobre 2025), U.S. Energy Information Administration et ministère des Finances de l’Ontario.

Résultats économiques récents

L’économie de l’Ontario a continué de croître en 2025 au moment où la province s’adaptait à un commerce en pleine évolution. Le PIB réel a augmenté de 0,5 % au premier trimestre de 2025, en raison de l’accélération des activités d’exportation en prévision de l’entrée en vigueur des tarifs douaniers américains. Au deuxième trimestre, les exportations ont affiché la plus forte baisse depuis la pandémie, contribuant ainsi à faire fléchir de 0,7 % le PIB réel global. Le PIB réel a ensuite bondi de 0,5 % au troisième trimestre, la croissance ayant été soutenue par une amélioration du commerce net en présence d’exportations en légère augmentation et d’importations en baisse.

Graphique 2.1 : Exportations ontariennes de biens et de services
Description accessible du graphique 2.1

Si l’incertitude liée au commerce continue de heurter l’économie, les mesures de la confiance des consommateurs ont montré une amélioration depuis le début de 2025, et les dépenses des consommateurs se sont maintenues. Les dépenses réelles des consommateurs ont augmenté de 0,5 % au premier trimestre de 2025 et de 0,7 % au deuxième trimestre, avant d’afficher une légère baisse, de 0,1 %, au troisième trimestre.

Les investissements des entreprises dans la machinerie et les équipements ont faibli dans un contexte d’incertitude commerciale persistante. Au troisième trimestre de 2025, les investissements réels dans la machinerie et les équipements avaient diminué de plus de 6 % par rapport à la fin de 2024.

Marché du travail de l’Ontario

L’emploi en Ontario a augmenté avec la création de 80  900 emplois en chiffres nets en 2025, en quasi‑totalité dans le secteur privé, une croissance répartie en proportions égales entre des postes à temps plein et à temps partiel. Le taux de chômage en Ontario a augmenté pour atteindre une moyenne de 7,7 % en 2025, en hausse par rapport à 7,0 % en 2024, car la croissance de la population active a dépassé celle de l’emploi.

Les répercussions liées aux tarifs douaniers ont frappé certains secteurs de l’économie ontarienne plus fort que d’autres. Statistique Canada estime qu’à l’échelle nationale, environ 9 % des emplois provenaient des industries tributaires de la demande américaine pour les exportations canadiennes en 2024. Ces emplois sont en grande partie concentrés dans le secteur de la production de biens, notamment dans les industries manufacturières. Les perturbations commerciales ont également heurté l’emploi de manière disproportionnée dans les régions de la province situées à proximité des États-Unis et comptant une plus grande proportion d’emplois dans le secteur de la fabrication1.

Graphique 2.2 : Croissance de l’emploi en Ontario en 2025
Description accessible du graphique 2.2

Inflation des prix à la consommation

L’inflation de l’indice des prix à la consommation (IPC) en Ontario a affiché une baisse importante par rapport au sommet de 7,9 % atteint en juin 2022, l’inflation mensuelle s’étant maintenue dans la fourchette de 1 à 3 % pour la totalité de 2024 et 2025. L’inflation de l’IPC en Ontario a augmenté de 1,9 % en moyenne en 2025, après une hausse de 2,4 % en 2024.

La baisse des prix de l’énergie, qui ont chuté de 7,4 %, a grandement contribué à la modération globale de l’inflation en 2025. Le plus important facteur ayant contribué à cette baisse a été une diminution de 10,7 % des prix de l’essence, résultat notable de la suppression de la taxe sur le carbone, pour les consommateurs, en avril 2025. Par contraste, l’inflation des prix des aliments a été élevée, affichant une augmentation de 3,2 % en 2025 contre 2,6 % en 2024. Excluant les secteurs de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation a grimpé de 2,4 % en 2025.

Graphique 2.3 : L’inflation continue à ralentir en 2025
Description accessible du graphique 2.3

Perspectives économiques

Le ministère des Finances de l’Ontario consulte régulièrement les économistes du secteur privé tout en faisant le suivi de leurs prévisions afin d’orienter les hypothèses de planification du gouvernement.

Les prévisionnistes du secteur privé s’attendent à ce qu’en moyenne, le PIB réel de l’Ontario progresse de 1,1 % en 2026, de 1,8 % en 2027, de 1,9 % en 2028 et de 2,1 % en 2029. Aux fins d’une planification prudente, les projections du ministère des Finances de l’Ontario concernant le PIB réel sont légèrement inférieures à la moyenne des prévisions du secteur privé pour chacune des années. Trois experts externes en économie ont examiné les hypothèses de planification économique du ministère des Finances de l’Ontario et les ont jugées raisonnables2.

Tableau 2.3
Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario
(en pourcentage)
Élément 2026 2027 2028 2029
BMO Marchés des capitaux (janvier) 1,2 2,3
Central 1 Credit Union (janvier) 1,0 1,7
Marchés des capitaux CIBC (janvier) 1,2 2,1
Groupe Desjardins (janvier) 1,1 1,9
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (janvier) 1,2 1,6
Banque Nationale du Canada (décembre) 0,9 1,8
Quantitative Economic Decisions, Inc. (janvier) 0,9 1,1 1,0 1,4
Banque Royale du Canada (décembre) 1,1 1,4
Banque Scotia (janvier) 1,2 1,7
Signal49 Research1 (janvier) 1,6 2,5 2,7 2,7
Stokes Economics (janvier) 1,0 2,0 2,1 2,0
Groupe Banque TD (décembre) 1,0 1,8
Université de Toronto (janvier) 0,5 1,4 1,8 2,4
Moyenne des prévisions du secteur privé 1,1 1,8 1,9 2,1
Hypothèse de planification de l’Ontario 1,0 1,7 1,8 2,0

Notes du tableau 2.3 :

[1] Anciennement le Conference Board du Canada, à compter de janvier 2026.

Sources : Enquête du ministère des Finances de l’Ontario auprès des prévisionnistes (16 janvier 2026) et ministère des Finances de l’Ontario.

Les prévisionnistes du secteur privé s’attendent à ce qu’en moyenne, le PIB nominal de l’Ontario affiche un taux de croissance de 3,3 % en 2026, de 4,0 % en 2027, de 3,8 % en 2028 et de 4,0 % en 2029. Aux fins d’une planification prudente, les projections du ministère des Finances de l’Ontario concernant le PIB nominal sont légèrement inférieures à la moyenne des prévisions du secteur privé pour chacune des années.

Tableau 2.4
Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB nominal de l’Ontario
(en pourcentage)
Élément 2026 2027 2028 2029
BMO Marchés des capitaux (janvier) 3,5 4,4
Central 1 Credit Union (janvier) 3,5 4,0
Marchés des capitaux CIBC (janvier) 3,2 4,5
Groupe Desjardins (janvier) 3,5 3,9
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (janvier) 3,3 3,8
Banque Nationale du Canada (décembre) 3,3 4,0
Quantitative Economic Decisions, Inc. (janvier) 2,7 3,2 3,1 3,4
Banque Royale du Canada (décembre) 3,5 4,1
Banque Scotia (janvier) 3,0 3,9
Signal49 Research1 (janvier) 3,7 4,4 4,2 4,2
Stokes Economics (janvier) 3,8 4,3 4,1 4,1
Groupe Banque TD (décembre) 3,4 3,8
Université de Toronto (janvier) 2,7 3,4 3,9 4,5
Moyenne des prévisions du secteur privé 3,3 4,0 3,8 4,0
Hypothèse de planification de l’Ontario 3,2 3,9 3,7 3,9

Notes du tableau 2.4 :

[1] Anciennement le Conference Board du Canada, à compter de janvier 2026.

Sources : Enquête du ministère des Finances de l’Ontario auprès des prévisionnistes (16 janvier 2026) et ministère des Finances de l’Ontario.

En 2025, la croissance du PIB réel de l’Ontario a dépassé les attentes, affichant une augmentation estimative de 1,2 %, soit de 0,4 point de pourcentage supérieure à celle prévue dans le budget de 2025. Ce résultat a été soutenu par une forte croissance au troisième trimestre de 2025 lorsque l’Ontario a montré une économie résiliente face à la politique commerciale américaine.

Graphique 2.4 : La croissance du PIB réel de l’Ontario a dépassé les attentes en 2025
Description accessible du graphique 2.4

Malgré l’incertitude accrue entourant la politique commerciale, les perspectives économiques de l’Ontario ont peu changé. Par rapport au budget de 2025, les prévisions moyennes du secteur privé concernant la croissance du PIB réel restent stables pour 2026 mais sont en légère baisse pour 2027 et 2028.

Graphique 2.5 : Variation légère des perspectives de croissance du PIB réel de l’Ontario
Description accessible du graphique 2.5

Contexte économique mondial

Le climat économique mondial continue d’être perturbé par des tensions commerciales et géopolitiques accrues, lesquelles ont contribué à une hausse marquée de l’indice d’incertitude à l’égard de la politique économique mondiale, qui a récemment atteint son niveau le plus élevé depuis 1997. Au Canada, le degré d’incertitude à l’égard des politiques a augmenté plus rapidement qu’aux États-Unis et reste plus élevé que jamais, malgré une modération récente.

Graphique 2.6 : Incertitude liée à la politique économique
Description accessible du graphique 2.6

Les relations commerciales mondiales restent imprévisibles et volatiles. Les États-Unis ont continué d’annoncer de nouvelles hausses tarifaires sur les importations en provenance de la plupart des pays, ainsi que des tarifs sectoriels sur l’acier et l’aluminium, les voitures et les pièces automobiles, les camions, les autobus, le bois et le cuivre. Les effets des hausses de tarifs se ressentent dans les dépenses des consommateurs, les coûts pour les entreprises et les prix à la consommation.

Dans sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale de janvier, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la croissance mondiale restera stable. Le FMI prévoit une croissance du PIB réel mondial de 3,3 % en 2026 et de 3,2 % en 2027. Selon les Blue Chip Economic Indicators publiés en février 2026, on prévoit que la croissance du PIB réel des États-Unis, de 2,2 % en 2025, augmentera pour passer à 2,4 % en 2026 avant de redescendre à 2,1 % en 2027. Comparativement à celles établies dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025, les projections concernant la croissance du PIB réel des États-Unis sont maintenant supérieures de 0,5 point de pourcentage en 2025 et de 0,9 point de pourcentage en 2026. Les révisions à la hausse témoignent principalement d’investissements plus soutenus et d’une croissance de la consommation. Le PIB de la zone euro s’est relevé de 1,5 % en 2025 et le FMI prévoit que la croissance restera stable, se contractant à 1,3 % en 2026 avant une légère hausse qui le porterait à 1,4 % en 2027. On s’attend à ce que la croissance du PIB réel de la Chine ralentisse pour passer de 5,0 % en 2025 à 4,5 % en 2026, puis à 4,0 % en 2027.

Graphique 2.7 : Projections de la croissance du PIB réel mondial
Description accessible du graphique 2.7

La plupart des grandes banques centrales ont continué à assouplir leur politique monétaire, l’inflation des prix affichant une tendance à la baisse. En même temps, plusieurs économies déplorent une inflation qui reste supérieure aux cibles de leurs banques centrales. Dorénavant, ces banques centrales risquent d’être confrontées à un choix difficile : soit abaisser leurs taux directeurs pour stimuler la croissance économique, soit mettre en œuvre une politique monétaire restrictive au cas où les pressions inflationnistes augmenteraient, notamment en raison des tensions commerciales.

Marchés des capitaux et autres facteurs externes

En janvier 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur, le taux cible du financement à un jour, citant des perspectives économiques largement inchangées depuis l’automne, tout en notant que les tarifs douaniers américains et l’incertitude entourant les accords commerciaux futurs continuent de perturber l’activité économique canadienne. La Banque a maintenu son taux directeur lors de deux réunions consécutives. La cible du taux de financement à un jour se situe actuellement au bas de la fourchette « neutre » de la Banque de 2,25 à 3,25 %, une fourchette qui indique que la politique monétaire de la Banque ne restreint pas la croissance économique. La Banque a indiqué que l’incertitude géopolitique accrue et la révision prochaine de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) posent des risques considérables pour les perspectives économiques.

Le taux du financement à un jour se situant à la limite inférieure de la fourchette cible « neutre » de la Banque, les prévisionnistes du secteur privé pensent en majorité que le cycle d’assouplissement de la politique monétaire tire à sa fin. Le taux des bons du Trésor à trois mois du gouvernement du Canada s’établissait à 2,6 % en 2025 et, selon les projections, il baissera à 2,3 % en 2026. Le taux devrait ensuite augmenter pour passer à 2,6 % en 2027, baisser légèrement pour passer à 2,5 % en 2028, puis revenir à 2,6 % en 2029.

Les taux d’intérêt à long terme ont commencé à baisser au milieu de 2025 lorsque des signes de ralentissement économique aux États‑Unis ont laissé présager des mesures d’assouplissement par la Réserve fédérale. Depuis l’automne, des données américaines plus résilientes, ainsi que des prévisions laissant entrevoir une Réserve fédérale plus prudente, ont favorisé la hausse des taux à long terme. Au cours de la période de projection, les taux à long terme ne devraient varier que légèrement, le taux obligataire à 10 ans du gouvernement du Canada devant selon les prévisions passer de 3,2 % en 2025 à 3,3 % en 2026, puis augmenter de nouveau pour atteindre 3,5 % en 2027, et rester stable à ce taux tout au long de 2028 et de 2029.

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) devrait diminuer, pour passer de 65 $ US le baril en 2025 à 59 $ US le baril en 2026. Le prix devrait augmenter légèrement et passer à 62 $ US le baril en 2027, avant d’augmenter graduellement pour atteindre 67 $ US et 69 $ US le baril en 2028 et en 2029 respectivement. Le dollar canadien devrait s’apprécier progressivement pour passer de 71,6 cents US en 2025 à 73,2 cents US en 2026 avant de reprendre des forces pour passer à 75,3 cents US en 2027 et atteindre une moyenne de 76,5 cents US en 2028 et en 2029.

Tableau 2.5
Facteurs externes
Élément 2025 2026p 2027p 2028p 2029p
Croissance du PIB réel mondial (en pourcentage) 3,3e 3,3 3,2 2,6 2,5
Croissance du PIB réel des États-Unis (en pourcentage) 2,2 2,4 2,1 2,0 1,9
Pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) (en $ US le baril) 65 59 62 67 69
Dollar canadien (cents américains) 71,6 73,2 75,3 76,4 76,6
Taux des bons du Trésor à trois mois1 (en pourcentage) 2,6 2,3 2,6 2,5 2,6
Taux des obligations à 10 ans du gouvernement2 (en pourcentage) 3,2 3,3 3,5 3,5 3,5

Notes du tableau 2.5 :

e = estimation.

p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes.

[1], [2] Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.

Sources : Perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (mises à jour d’octobre 2025 et de janvier 2026); U.S. Bureau of Economic Analysis, U.S. Energy Information Administration, Banque du Canada, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2025 et février 2026), enquête du ministère des Finances de l’Ontario menée auprès des prévisionnistes (16 janvier 2026).

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le ministère des Finances de l’Ontario estime que le PIB réel a augmenté de 1,2 % en 2025 et qu’il augmentera de 1,0 % en 2026, de 1,7 % en 2027, de 1,8 % en 2028 et de 2,0 % en 2029. On estime que le PIB nominal s’est accru de 4,2 % en 2025 et qu’il augmentera de 3,2 % en 2026, de 3,9 % en 2027, de 3,7 % en 2028 et de 3,9 % en 2029.

Tableau 2.6
Perspectives économiques de l’Ontario
(variation en pourcentage)
Élément 2024 2025 2026p 2027p 2028p 2029p
Produit intérieur brut réel 1,6 1,2e 1,0 1,7 1,8 2,0
Produit intérieur brut nominal 5,1 4,2e 3,2 3,9 3,7 3,9
Rémunération des salariés 6,4 4,0e 3,2 3,3 3,5 3,8
Excédent net d’exploitation – sociétés (1,1) 4,4e 4,7 7,2 6,1 6,0
Consommation nominale des ménages 4,6 4,0e 3,3 3,4 3,6 3,7
Autres indicateurs économiques – Emploi 1,7 1,0 0,5 0,7 0,8 1,1
Autres indicateurs économiques – Création d’emplois (en milliers) 140 81 41 58 67 92
Autres indicateurs économiques – Taux de chômage (en pourcentage) 7,0 7,7 7,4 6,9 6,4 6,2
Autres indicateurs économiques – Indice des prix à la consommation 2,4 1,9 2,1 2,0 2,0 2,0
Autres indicateurs économiques – Mises en chantier de logements (en milliers)1 74,6 65,4 64,8 70,3 76,8 80,5
Autres indicateurs économiques – Reventes de logements 4,0 (5,6) 9,1 5,6 4,6 1,5
Autres indicateurs économiques – Prix de revente des logements (1,2) (4,4) 0,8 2,7 4,2 4,0
Principaux facteurs externes – Produit intérieur brut réel des États-Unis 2,8 2,2 2,4 2,1 2,0 1,9
Principaux facteurs externes – Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 77 65 59 62 67 69
Principaux facteurs externes – Dollar canadien (cents américains) 73,0 71,6 73,2 75,3 76,4 76,6
Principaux facteurs externes – Taux des bons du Trésor à trois mois (en pourcentage)2 4,3 2,6 2,3 2,6 2,5 2,6
Principaux facteurs externes – Taux des obligations à 10 ans du gouvernement (en pourcentage)3 3,4 3,2 3,3 3,5 3,5 3,5

Notes du tableau 2.6 :

e = estimation.

p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes au 16 janvier 2026.

[1] Mises en chantier projetées selon la moyenne du secteur privé au 16 janvier 2026.

[2], [3] Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.

Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Association canadienne de l’immeuble, Banque du Canada, United States Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (février 2026 et octobre 2025), U.S. Energy Information Administration et ministère des Finances de l’Ontario.

Emploi

Le ralentissement de la croissance économique et la croissance démographique plus faible en raison de la modification de la politique du gouvernement fédéral en matière d’immigration devraient contribuer à l’essoufflement du marché du travail en 2026. Les conflits commerciaux et l’incertitude que cela entraîne quant aux investissements et à l’embauche pèsent également sur la croissance de l’emploi en Ontario. Étant donné que leurs effets devraient s’estomper, on prévoit une accélération de la croissance de l’emploi, qui passera à 0,7 % en 2027, à 0,8 % en 2028 et à 1,1 % en 2029. Le ralentissement de la croissance démographique et l’accélération de la croissance économique devraient mener à une réduction du taux de chômage, qui passerait de 7,7 % en 2025 à 7,4 % en 2026, à 6,9 % en 2027, à 6,4 % en 2028 et à 6,2 % en 2029.

Graphique 2.8 : On prévoit un marché du travail plus vigoureux
Description accessible du graphique 2.8

Indice des prix à la consommation

Les pressions inflationnistes se sont globalement estompées ces derniers mois, l’inflation de l’IPC s’établissant près de la cible de 2,0 % de la Banque du Canada depuis septembre 2025. Une légère accélération de l’inflation est attendue à court terme, étant donné que la baisse des prix de l’énergie entrée en vigueur en avril dernier avec la suppression de la taxe fédérale sur le carbone ne tient plus compte des variations des prix d’une année à l’autre.

À des fins de planification, le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que l’inflation de l’IPC en Ontario sera de 2,1 % en 2026 avant de revenir au taux cible de la Banque, soit 2,0 %, sur un horizon de projections à moyen terme. Les perspectives concernant l’inflation en Ontario sont influencées par un éventail de risques compensatoires. Les tensions commerciales et l’incertitude économique mondiale pourraient peser sur l’activité économique et éventuellement alléger les pressions inflationnistes en Ontario. Les développements géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement pourraient faire grimper les coûts des intrants et propulser l’inflation à un niveau plus haut que prévu. De plus, les tensions géopolitiques accrues risquent de faire augmenter les prix des produits de base à l’échelle mondiale, ajoutant un risque accru à la trajectoire inflationniste de l’Ontario.

Marché du logement

L’incertitude économique a pesé sur l’activité du marché du logement en Ontario malgré l’assouplissement des taux hypothécaires. Les reventes de logements en Ontario ont diminué de 5,6 % en 2025, atteignant ainsi leur niveau le plus faible depuis plus de deux décennies. Les acheteurs repoussant l’achat d’un logement, l’offre a augmenté par rapport aux reventes, ce qui a contribué à une baisse du prix moyen des logements. Le prix moyen de revente des logements, qui a diminué de 4,4 % en 2025, est en baisse pour la troisième année consécutive.

Pour l’avenir, on prévoit un rebond de la revente de logements, soutenu par la demande refoulée et la croissance économique. Les reventes de logements devraient augmenter de 9,1 % en 2026, de 5,6 % en 2027, de 4,6 % en 2028 et de 1,5 % en 2029. On s’attend à une croissance plus graduelle du prix moyen de revente des logements, qui devrait augmenter de 0,8 % en 2026, de 2,7 % en 2027, de 4,2 % en 2028 et de 4,0 % en 2029.

Graphique 2.9 : Rebond prévu du marché du logement
Description accessible du graphique 2.9

L’activité de construction a ralenti en 2025 et devrait rester modérée en 2026, car les prévisionnistes du secteur privé continuent de souligner les effets négatifs de l’incertitude économique sur la construction de logements. On s’attend à une diminution des mises en chantier de logements en Ontario, qui passeraient de 65 400 unités en 2025 à 64 800 unités en 2026, suivie d’une augmentation à 70 300 unités en 2027, à 76 800 unités en 2028 et à 80 500 unités en 2029. 

Risques pour les perspectives

Les tensions commerciales mondiales et l’incertitude qu’elles entraînent constituent le principal risque pour les perspectives économiques de l’Ontario. Les tensions commerciales accrues pourraient continuer de perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales et les marchés des produits de base, exerçant une pression haussière sur l’inflation, ralentissant la croissance économique et augmentant la volatilité des marchés des capitaux. Si l’Ontario et le Canada ont commencé graduellement à adapter et à diversifier leurs échanges commerciaux à l’extérieur des États‑Unis, ce processus pourrait prendre plus longtemps que prévu. En revanche, les efforts visant à réduire ou éliminer les obstacles au commerce interprovincial, jumelés à la mise en œuvre d’importants projets d’infrastructure, pourraient aider à stimuler la croissance économique à moyen terme.

L’autre source importante de risque est la révision prochaine de l’ACEUM en 2026. La plupart des exportations canadiennes sont conformes à l’ACEUM, ce qui a atténué les effets des tarifs douaniers annoncés par les États-Unis. Cependant, il y a de nombreuses issues possibles liées à la révision prévue en 2026. La bonne nouvelle est que la révision de l’ACEUM pourrait déboucher sur des échanges commerciaux qui seraient favorables à la fois au Canada et à ses partenaires commerciaux, notamment à leur croissance. L’inconvénient, toutefois, est que cette révision pourrait comporter des changements de politiques néfastes, voire amener des pays membres à se retirer de l’accord.

Une escalade importante des tensions géopolitiques, particulièrement au Moyen-Orient ou en Ukraine, mais peut‑être aussi en Asie et en Amérique latine, pourrait perturber les principales routes de fret, les chaînes d’approvisionnement critiques et le transport aérien, entraînant ainsi des retards et une augmentation des coûts.

Une explosion des investissements dans l’intelligence artificielle (IA) a récemment alimenté la croissance économique, particulièrement aux États-Unis. La demande croissante de nouvelles technologies comme l’IA pourrait soutenir une expansion commerciale et contribuer à une plus forte croissance de la productivité. Cependant, les perspectives pour l’IA risquent de ne pas être aussi prometteuses que prévu et pourraient conduire à une correction des marchés financiers.

Différents scénarios économiques

Le ministère des Finances continue à élaborer des scénarios visant à évaluer l’incidence possible de la politique commerciale américaine sur l’économie de l’Ontario pendant la période de projection. Étant donné qu’une incertitude considérable subsiste dans le contexte actuel du commerce international, ces scénarios ne sauraient être considérés comme le meilleur ou le pire. Au contraire, ils illustrent une vaste fourchette de résultats possibles.

Le scénario de croissance accélérée suppose que la majorité des tarifs douaniers et des contre-mesures imposés par les États‑Unis et le Canada seront supprimés à court terme. Dans ce scénario, le rendement économique de l’Ontario affiche une croissance accélérée en 2026 et en 2027 avant de revenir à la tendance à l’horizon 2028.

Dans le scénario de croissance au ralenti, on suppose que les États-Unis vont se retirer de l’ACEUM. Dans ce scénario, les États‑Unis imposent des tarifs de 12 % au Canada et au Mexique et maintiennent les tarifs douaniers actuellement imposés en vertu de l’article 232. Les tarifs sur les véhicules automobiles sont effectivement maintenus à 12,5 %, tandis qu’un tarif semblable est appliqué aux pièces automobiles. Les exportations canadiennes d’énergie, de potasse et de minéraux critiques restent exemptées. Les tarifs de rétorsion imposés aux États‑Unis par le Canada demeurent en place.

Tableau 2.7
Scénarios de croissance du PIB réel de l’Ontario
(en pourcentage)
Élément 2026p 2027p 2028p 2029p
Scénario de croissance accélérée 1,6 2,2 1,9 2,1
Projection de planification 1,0 1,7 1,8 2,0
Scénario de croissance au ralenti 0,3 0,6 1,8 2,0

Notes du tableau 2.7 :

p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes au 16 janvier 2026 et d’autres scénarios.

Source : ministère des Finances de l’Ontario.

Tableau 2.8
Scénarios de croissance du PIB nominal de l’Ontario
(en pourcentage)
Élément 2026p 2027p 2028p 2029p
Scénario de croissance accélérée 4,0 4,6 4,0 4,2
Projection de planification 3,2 3,9 3,7 3,9
Scénario de croissance au ralenti 2,3 2,6 3,5 3,7

Notes du tableau 2.8 :

p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes au 16 janvier 2026 et d’autres scénarios.

Source : ministère des Finances de l’Ontario.

D’ici 2029, le PIB réel dans le scénario de croissance accélérée est de 1,4 % supérieur à ce qu’il est dans la projection de planification, tandis que, dans le scénario de croissance au ralenti, il est de 1,7 % inférieur. D’ici 2029, le PIB nominal dans le scénario de croissance accélérée est de 2,0 % supérieur à ce qu’il est dans la projection de planification, tandis que dans le scénario de croissance au ralenti, il est de 2,5 % inférieur.

Graphique 2.10 : Fourchette des scénarios de prévision du PIB de l’Ontario
Description accessible du graphique 2.10

Présentation transparente des informations économiques

Les Comptes économiques de l’Ontario présentent une évaluation globale des résultats économiques de la province. Les économistes du secteur privé s’en servent pour évaluer l’état actuel de l’économie de la province et comme assise pour mettre à jour leurs prévisions. Les Comptes économiques de l’Ontario contribuent à orienter le plan financier de la province, car le gouvernement s’y fie pour établir ses prévisions en matière d’économie et de revenus.

Aux termes de la Loi de 2019 sur la viabilité, la transparence et la responsabilité financières, les données trimestrielles des Comptes économiques de l’Ontario doivent être publiées au plus tard 45 jours après la publication par Statistique Canada des Comptes nationaux des revenus et dépenses.  

Conformément à la Loi, les Comptes économiques de l’Ontario seront publiés chaque trimestre selon le calendrier présenté dans le tableau 2.9.

Tableau 2.9
Dates de publication des Comptes économiques de l’Ontario
Période de référence Date de publication prévue des
Comptes nationaux des revenus
et dépenses de Statistique Canada
Date d’échéance correspondante
pour la publication des
Comptes économiques de l’Ontario
Quatrième trimestre (octobre-décembre) 2025 27 février 2026 Au plus tard le 13 avril 2026
Premier trimestre (janvier-mars) 2026 29 mai 2026 Au plus tard le 13 juillet 2026
Deuxième trimestre (avril-juin) 2026 28 août 2026 Au plus tard le 13 octobre 2026
Troisième trimestre (juillet-septembre) 2026 30 novembre 2026 Au plus tard le 14 janvier 2027
Quatrième trimestre (octobre-décembre) 2026 1er mars 2027 Au plus tard le 15 avril 2027

Notes du tableau 2.9 :

Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

Description des graphiques

Graphique 2.1 : Exportations ontariennes de biens et de services

Le graphique linéaire montre les exportations trimestrielles de biens et de services de l’Ontario de 2007 à 2025, exprimées en milliards de dollars de 2017. Trois cases indiquent les périodes notables, à partir de l’extrême gauche sur la ligne de temps : la crise financière de 2008-2009; la période de la pandémie de COVID‑19; et la mise en place des mesures tarifaires américaines en 2025.

Nota : Le dernier point de données est le troisième trimestre de 2025.

Source : ministère des Finances de l’Ontario.

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Graphique 2.2 : Croissance de l’emploi en Ontario en 2025

Ce graphique à barres illustre la variation de l’emploi en Ontario en 2025, par secteur. Les changements en 2025 sont les suivants : le nombre total d’emplois a augmenté de 80 900; le nombre d’emplois dans le secteur privé a augmenté de 77 300; le nombre d’emplois dans le secteur public a diminué de 1 300; le nombre de travailleurs autonomes a augmenté de 4 800; le nombre d’emplois à temps plein a augmenté de 40 600; le nombre d’emplois à temps partiel a augmenté de 40 300; le nombre d’emplois dans le secteur des biens a diminué de 8 000; et le nombre d’emplois dans le secteur des services a augmenté de 88 800.

Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Source : Statistique Canada.

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Graphique 2.3 : L’inflation continue à ralentir en 2025

Ce graphique montre des composantes de l’inflation de l’IPC de l’Ontario sous forme de barres empilées et l’inflation annuelle de l’IPC de 2018 à 2025 sous forme de trait plein noir. Les composantes de l’inflation de l’IPC de l’Ontario sont Aliments, Énergie, Logement (excluant l’énergie) et Autres. L’inflation de l’IPC de l’Ontario est : de 2,4 % en 2018; de 1,9 % en 2019; de 0,7 % en 2020; de 3,5 % en 2021; de 6,8 % en 2022; de 3,8 % en 2023; de 2,4 % en 2024; et de 1,9 % en 2025.

Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

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Graphique 2.4 : La croissance du PIB réel de l’Ontario a dépassé les attentes en 2025

Ce graphique à barres montre la projection de croissance du PIB réel de l’Ontario en comparant le budget de 2025 à l’estimation présentée dans le budget de 2026. La croissance du PIB réel de l’Ontario a dépassé les attentes en affichant une augmentation estimative de 1,2 %, soit de 0,8 % supérieure à celle prévue dans le budget de 2025.

Source : ministère des Finances de l’Ontario.

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Graphique 2.5 : Variation légère des perspectives de croissance du PIB réel de l’Ontario

Ce graphique à barres montre la prévision moyenne du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario pour 2026 à 2028 en comparant les prévisions du budget de 2025, du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025 et du budget de 2026.

Dans le budget de 2025, les prévisionnistes du secteur privé s’attendaient à ce qu’en moyenne, le PIB réel de l’Ontario progresse de 1,1 % en 2026, de 2,0 % en 2027 et de 2,0 % en 2028. Dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2025, les prévisionnistes du secteur privé s’attendaient à ce qu’en moyenne, le PIB réel de l’Ontario progresse de 1,0 % en 2026, de 1,9 % en 2027 et de 2,0 % en 2028. Dans le budget de 2026, les prévisionnistes du secteur privé s’attendent à ce qu’en moyenne, le PIB réel de l’Ontario progresse de 1,1 % en 2026, de 1,8 % en 2027 et de 1,9 % en 2028.

Sources : Enquête du ministère des Finances de l’Ontario auprès des prévisionnistes (3 avril 2025, 12 septembre 2025 et 16 janvier 2026).

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Graphique 2.6 : Incertitude liée à la politique économique

Ce graphique linéaire montre la courbe mensuelle de l’indice d’incertitude liée à la politique économique, soit l’indice mondial (représenté sur l’axe de gauche), ainsi que l’indice pour le Canada et les États‑Unis (tous deux représentés sur l’axe de droite). Les trois courbes ont fortement progressé au début de 2025, atteignant leur niveau le plus haut depuis 1997. Au Canada, le degré d’incertitude à l’égard des politiques a augmenté plus rapidement qu’aux États-Unis. L’incertitude reste forte malgré une modération récente.

Nota : L’indice d’incertitude de la politique économique montre la fréquence des articles de journaux qui contiennent des termes traitant de l’économie, des politiques et de l’incertitude. Le dernier point de données est octobre 2025 pour l’économie mondiale et janvier 2026 pour le Canada et les États-Unis.

Source : www.policyuncertainty.com

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Graphique 2.7 : Projections de la croissance du PIB réel mondial

Ce graphique à barres montre, pour 2025, 2026 et 2027, la croissance du PIB réel en pourcentage pour l’économie mondiale, les États-Unis, la zone euro et la Chine. Les taux de croissance du PIB réel des États-Unis, de la zone euro et de la Chine en 2025 sont en chiffres réels, tandis que le taux concernant l’économie mondiale est une estimation. Les taux de croissance pour 2026 et 2027 sont des projections. La croissance réelle, estimée et projetée du PIB réel pour 2025, 2026 et 2027 est de 3,3 %, de 3,3 % et de 3,2 % pour l’économie mondiale; de 2,2 %, de 2,4 % et de 2,1 % pour les États-Unis; de 1,5 %, de 1,3 % et de 1,4 % pour la zone euro; puis de 5,0 %, de 4,5 % et de 4,0 % pour la Chine.

Nota : Les taux de croissance du PIB réel des États-Unis, de la zone euro et de la Chine pour 2025 sont en chiffres réels, tandis que le taux de croissance du PIB réel de l’économie mondiale pour 2025 est une estimation.

Sources : Fonds monétaire international (janvier 2026), Blue Chip Economic Indicators (février 2026), U.S. Bureau of Economic Analysis, Eurostat et National Bureau of Statistics of China.

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Graphique 2.8 : On prévoit un marché du travail plus vigoureux

Ce graphique montre le progrès annuel de l’emploi et le taux de chômage de 2019 à 2025 ainsi que les projections pour 2026 à 2029.

Les barres montrent la variation annuelle de l’emploi en Ontario. Le nombre d’emplois a augmenté de 173 000 en 2019 et a diminué de 370 000 en 2020. Le nombre d’emplois a augmenté d’environ 360  000 en 2021 et en 2022 et a affiché une croissance plus faible de 242 000 en 2023, de 140 000 en 2024 et de 81 000 en 2025. Les gains d’emploi devraient être de 41 000 en 2026, de 58 000 en 2027, de 67 000 en 2028 et de 92 000 en 2029.

La ligne montre le taux de chômage en Ontario. Le taux de chômage a augmenté, passant de 5,5 % en 2019 à 9,8 % en 2020 et à 8,1 % en 2021. Le taux de chômage a baissé pour passer à 5,6 % en 2022 et est resté à 5,6 % en 2023, avant d’augmenter pour passer à 7,0 % en 2024 et à 7,7 % en 2025. Le taux de chômage devrait s’établir à 7,4 % en 2026, à 6,9 % en 2027, à 6,4 % en 2028 et à 6,2 % en 2029.

Nota : Les projections pour 2026 à 2029 sont la projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes, en date du 16 janvier 2026.

Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

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Graphique 2.9 : Rebond prévu du marché du logement

Le graphique à barres présenté à gauche montre les taux de croissance annuelle de la revente de logements pour 2019 à 2025 et les projections pour 2026 à 2029. Les reventes de logements en Ontario ont affiché une augmentation de 10,1 % en 2019, de 9,0 % en 2020 et de 17,3 % en 2021, une baisse de 32,7 % en 2022 et de 12,0 % en 2023, suivie d’une augmentation de 4,0 % en 2024 et d’une baisse de 5,6 % en 2025. On prévoit que les reventes de logements en Ontario augmenteront de 9,1 % en 2026, de 5,6 % en 2027, de 4,6 % en 2028 et de 1,5 % en 2029.

Le graphique à barres présenté à droite montre les taux de croissance annuelle moyenne du prix de revente des logements pour 2019 à 2025 et les projections pour 2026 à 2029. Le prix moyen de revente des logements en Ontario a affiché une augmentation de 6,2 % en 2019, de 16,2 % en 2020, de 23,9 % en 2021 et de 6,9 % en 2022, puis une baisse de 6,3 % en 2023, de 1,2 % en 2024 et de 4,4 % en 2025. Le prix moyen de revente des logements devrait croître de 0,8 % en 2026, de 2,7 % en 2027, de 4,2 % en 2028 et de 4,0 % en 2029.

Sources : Association canadienne de l’immobilier et ministère des Finances de l’Ontario.

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Graphique 2.10 : Fourchette des scénarios de prévision du PIB de l’Ontario

Le graphique linéaire présenté à gauche montre l’estimation du PIB réel de l’Ontario en 2025 et la projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario pour le PIB réel de 2026 à 2029, en milliards de dollars de 2017. Des lignes distinctes montrent le PIB réel dans des scénarios de croissance accélérée et de croissance au ralenti pour 2026 à 2029. Le PIB réel de l’Ontario a été estimé à 968 milliards de dollars en 2025. Dans la projection de planification, le PIB réel de l’Ontario devrait augmenter pour passer de 978 milliards de dollars en 2026 à 1 032 milliards de dollars en 2029. Dans le scénario de croissance accélérée, le PIB réel de l’Ontario devrait augmenter pour passer de 984 milliards de dollars en 2026 à 1 046 milliards de dollars en 2029. Dans le scénario de croissance au ralenti, le PIB réel de l’Ontario devrait augmenter pour passer de 971 milliards de dollars en 2026 à 1 015 milliards de dollars en 2029.

Le graphique linéaire présenté à droite montre l’estimation du PIB nominal de l’Ontario en 2025 et la projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario pour le PIB nominal de 2026 à 2029, en milliards de dollars. Des lignes distinctes montrent le PIB nominal dans des scénarios de croissance accélérée et de croissance au ralenti pour 2026 à 2029. Le PIB nominal de l’Ontario s’est établi à 1 247 milliards de dollars en 2025. Dans la projection de planification, le PIB nominal de l’Ontario devrait augmenter pour passer de 1 287 milliards de dollars en 2026 à 1 440 milliards de dollars en 2029. Dans le scénario de croissance accélérée, le PIB nominal de l’Ontario devrait augmenter pour passer de 1 297 milliards de dollars en 2026 à 1 469 milliards de dollars en 2029. Dans le scénario de croissance au ralenti, le PIB nominal de l’Ontario devrait augmenter pour passer de 1 275 milliards de dollars en 2026 à 1 404 milliards de dollars en 2029.

Source : ministère des Finances de l’Ontario.

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Notes

[1] Statistique Canada, « Droits de douane des États-Unis et tendances du marché du travail canadien » (2025), https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/75-006-x/2025003/article/00004-fra.htm.

[2] Les trois experts représentent le Policy and Economic Analysis Program de l’Université de Toronto, Quantitative Economic Decisions, Inc. (QEDinc.) et Stokes Economics Consulting, Inc.

Mis à jour : 26 mars 2026
Date de publication : 26 mars 2026