Le gouvernement prend des mesures décisives pour protéger les collectivités ontariennes, soutenir le personnel de première ligne et renforcer le système de sécurité publique de la province. En renforçant les contrôles aux frontières, en luttant contre les exploitants illégaux de cannabis, en augmentant la capacité d’accueil du système correctionnel et en investissant pour accroître la sécurité dans les rues, le gouvernement aide les organismes d’application de la loi à lutter contre le crime organisé et à empêcher l’entrée d’armes à feu illégales, de drogues et d’autres biens de contrebande dans les collectivités ontariennes.

Ces investissements ciblés témoignent de la résolution du gouvernement de garder les contrevenants violents et les récidivistes derrière les barreaux, de protéger le public et les entreprises légitimes, ainsi que d’améliorer la sécurité routière sans augmenter les coûts pour les conducteurs et les contribuables.

Protéger les frontières de l’Ontario

Le gouvernement continue à renforcer la sécurité le long de la frontière Ontario–États‑Unis pour décourager et empêcher les passages frontaliers illégaux par voie terrestre, aérienne ou maritime, protéger les collectivités et perturber la criminalité transfrontalière, y compris l’introduction clandestine d’armes à feu, de drogues et d’autres biens de contrebande en Ontario.

En janvier 2025, l’Ontario a lancé l’opération Dissuasion pour lutter contre les activités criminelles qui nuisent aux collectivités de part et d’autre de la frontière. Depuis la mise en œuvre de l’opération, le renforcement des mesures de contrôle aux frontières a permis de retracer plus de 5 600 armes à feu illégales, dont plus de 2 600 reliées aux États‑Unis, et de saisir plus de 5 970 kilogrammes de cocaïne et 240 kilogrammes de fentanyl.

Fort de ces résultats, le gouvernement investit 32,5 millions de dollars en 2026‑2027 pour accroître la capacité policière aux frontières de l’Ontario et fournir aux services de police les outils nécessaires pour détecter, décourager et perturber la criminalité transfrontalière. Cet investissement comprend :

  • la mise en place d’une Subvention pour la sécurité frontalière de 30 millions de dollars pour aider les services de police admissibles des municipalités et des Premières Nations à acheter de l’équipement spécialisé, notamment des drones, des navires, des systèmes radars, des caméras thermiques, des systèmes de surveillance et des technologies de renseignement sécurisées;
  • la création du Fonds pour les enquêtes sur l’intégrité des frontières, doté de 2,5 millions de dollars, pour soutenir les enquêtes sur le trafic d’armes à feu illégales, la contrebande de drogues, le crime organisé et d’autres activités criminelles liées aux frontières.

Ces investissements permettront de renforcer les enquêtes, la collecte du renseignement et les opérations d’interdiction aux points d’entrée vulnérables et dans les principaux corridors transfrontaliers. Ils aideront également les services de police à combattre les réseaux de criminalité organisée et à empêcher les armes à feu illégales, les drogues illicites et la contrebande d’atteindre les collectivités de l’Ontario, afin d’assurer la sécurité de tous.

Augmenter la capacité d’accueil du milieu carcéral de l’Ontario

Le gouvernement prend des mesures pour renforcer le système correctionnel de l’Ontario pour qu’il puisse continuer à protéger les collectivités en gardant les contrevenants violents et les récidivistes derrière les barreaux. Dans le cadre de son investissement de 3 milliards de dollars pour développer la capacité d’accueil du système correctionnel pour adultes, la province examine différentes solutions en vue de la réouverture de l’ancienne prison de Brantford, qui permettrait au système correctionnel de l’Ontario d’accueillir jusqu’à 125 détenus supplémentaires.

Le gouvernement est également en train de revoir la conception et la portée des projets déjà inscrits dans le plan d’accroissement de la capacité de façon à pouvoir accueillir 1 700 détenus supplémentaires. Cette initiative concerne notamment l’agrandissement du Complexe correctionnel de Thunder Bay et celui du Centre de détention de Quinte, le nouveau Complexe correctionnel de Brockville, ainsi que de nouveaux établissements modulaires à Sudbury, à Milton et à Niagara.

Une capacité supplémentaire sera créée grâce à la reconversion de l’ancien centre d’accueil temporaire au Centre de détention du Sud de Toronto et à l’agrandissement de l’Établissement de traitement et Centre correctionnel de la vallée du Saint‑Laurent. De plus, les projets de construction accélérée, notamment au Centre correctionnel du Centre‑Est et au Centre correctionnel du Centre‑Nord, permettront d’accueillir à brève échéance jusqu’à 610 détenus. D’ici l’été 2027, le gouvernement augmentera la capacité de façon à accueillir jusqu’à 290 détenus supplémentaires dans 12 établissements correctionnels existants.

Conjugué à l’exécution accélérée de travaux d’agrandissement et à d’autres initiatives du système correctionnel, le plan de la province devrait accroître la capacité d’accueil de plus de 2 500 détenus au cours de la prochaine décennie.

Construire des rues plus sécuritaires et protéger les contribuables

En novembre 2025, l’Ontario a annoncé qu’il consacrait 210 millions de dollars, par l’entremise du Fonds d’aide aux initiatives pour la sécurité routière (FAISR), à des mesures visant à accroître la sécurité routière dans les corridors scolaires et les zones de sécurité communautaires sans recourir à des caméras de surveillance de la vitesse, qui augmentent le coût de la vie pour les conducteurs et les contribuables. Ainsi, en décembre 2025, les municipalités admissibles ont reçu du FAISR du gouvernement de l’Ontario un financement immédiat de 42 millions de dollars pour l’instauration de mesures d’apaisement de la circulation dans les corridors scolaires et les zones de sécurité communautaires qui auparavant déployaient des caméras de surveillance municipale de la vitesse.

Depuis février 2026, les municipalités admissibles peuvent demander un financement supplémentaire pour remplacer les dispositifs de sécurité routière traditionnels par des mesures qui produisent le même effet sans augmenter les coûts pour les conducteurs. Ces mesures consistent notamment en infrastructures d’apaisement de la circulation, telles que les dos d’âne, les passages piétonniers surélevés et les carrefours giratoires, ainsi qu’une signalisation bien visible et une présence policière accrue dans les corridors scolaires et les zones de sécurité communautaires où des caméras de surveillance municipale de la vitesse étaient auparavant déployées.

Renforcer les opérations policières pour le contrôle du cannabis

Les magasins de cannabis illégaux menacent la santé et la sécurité publiques, alimentent le crime organisé ainsi que le blanchiment d’argent et entraînent des pertes de revenus pour les entreprises légitimes. 

Afin d’aider à maintenir la sécurité dans les collectivités de l’Ontario, le gouvernement propose des modifications législatives qui visent à renforcer la répression des activités illégales liées au cannabis. Les pouvoirs élargis de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) permettraient de lutter contre l’exploitation illégale du cannabis et de promouvoir un marché équitable et concurrentiel. Ces changements doteraient la CAJO et la police d’outils plus puissants d’enquête et d’application de la loi pour identifier les magasins de cannabis illégaux et leurs sites Web, perturber leurs activités et forcer leur fermeture.

Ces mesures s’ajoutent à l’investissement continu du gouvernement dans l’Équipe provinciale d’opérations policières conjuguées en matière de cannabis (EPOPCC), une initiative dirigée par la Police provinciale de l’Ontario (OPP). Le gouvernement reste déterminé à protéger le public, à appuyer les entreprises en règle et à préserver l’intégrité du secteur légal du cannabis en Ontario.

Photo d’un agent de la Police provinciale de l’Ontario marchant dans la rue.

Augmenter le nombre de carrefours d’aide aux sans-abri et de lutte contre les dépendances

Depuis l’adoption de la Loi de 2024 visant à accroître la sécurité dans les rues et à renforcer les collectivités et de la Loi de 2024 sur les soins et le rétablissement en milieu communautaire, des carrefours d’aide aux sans‑abri et de lutte contre les dépendances (carrefours AIDE) ont été mis sur pied dans les collectivités d’un bout à l’autre de l’Ontario. On dénombre notamment neuf points de Services relatifs à la consommation et au traitement qui ont été convertis en carrefours AIDE. Les carrefours AIDE offrent des services dans le comté de Simcoe, à Belleville, à Windsor, dans le comté de Lanark (Lanark, Leeds et Grenville), à Orangeville, dans les comtés de Lambton et de Renfrew, à Sault Ste. Marie, à Sagamok, à Blind River, à Sudbury, à Guelph, à Toronto, à Kitchener‑Waterloo, à Hamilton, à Thunder Bay, à Ottawa, à Windsor‑Essex, dans le comté de Hastings et Prince Edward, à London, à Kenora, à Niagara, dans le comté d’Oxford, ainsi qu’à Dufferin, à Brampton, à Peterborough, à Durham et à Kingston.

Les carrefours AIDE tiennent compte des priorités régionales en orientant les personnes aux besoins complexes vers des services complets de traitement et de prévention. La gamme de services offerts comprend des soins primaires, des services de santé mentale, la prise en charge et l’accompagnement de personnes aux prises avec une dépendance, des services sociaux et des mesures d’aide à l’emploi. Les carrefours AIDE ont permis à ce jour d’accompagner plus de 46 000 clients et fourniront plus de 900 nouveaux logements avec services de soutien pour que des centaines de personnes sans abri ou à risque d’itinérance puissent faire la transition vers un logement stable et durable avec services de soutien.

En mars 2025, le gouvernement a dévoilé un plan pour l’implantation de 28 carrefours AIDE aux quatre coins de la province. En avril 2026, il a agrandi le réseau en annonçant l’ouverture d’un nouvel emplacement à Kingston, ce dernier formant le 29e maillon de la chaîne. En octobre 2026, les 29 carrefours AIDE étaient opérationnels. Le gouvernement soutient les carrefours AIDE grâce à un investissement de plus de 560 millions de dollars, maintenant son engagement à assurer la sécurité des familles et des collectivités tout en améliorant l’accès à un traitement et à des services de rétablissement pour les personnes soumises à la précarité du logement ainsi qu’à des problèmes de santé mentale et de dépendances.

Renforcer la formation de conducteur de véhicule commercial et la sécurité routière

En septembre 2026, l’Ontario a annoncé qu’il élaborait un programme standardisé de formation de conducteur de véhicule commercial de niveau débutant dans le cadre du plan du gouvernement pour que les routes de l’Ontario restent parmi les plus sécuritaires d’Amérique du Nord. Mettant à profit le programme MELT de formation obligatoire pour débutants actuellement offert en Ontario, le programme standardisé exigera que les organismes offrant une formation de conducteur de véhicule commercial dispensent dans tous les cas plus de 103 heures de cours de qualité, afin que les personnes qui demandent pour la première fois le permis de conduire commercial de catégorie A possèdent le savoir et les compétences requis pour circuler en toute sécurité et de manière responsable sur les routes de l’Ontario. La province travaillera en collaboration avec les dirigeants de l’industrie, les agences de formation et les experts de ce domaine pour élaborer le programme. Au nombre des sujets également envisagés pour le nouveau programme de formation figurent la gestion de la fatigue, la conduite dans les collectivités du Nord, rurales ou éloignées, une sensibilisation à la traite de personnes, ainsi qu’un cours obligatoire sur les freins à air comprimé.

De plus, l’Ontario améliore la sécurité du camionnage dans le Nord, sur la route 11/17, en augmentant le nombre d’agents d’exécution des règlements de la route dans cette région, en multipliant les contrôles routiers éclair sur la route 11/17, en déployant deux unités mobiles de soutien aux inspections afin d’améliorer la conformité des camions sur cet axe et en améliorant le réseau d’aires de repos provinciales dans le Nord de l’Ontario pour augmenter le nombre de places de stationnement accessibles aux poids lourds en toutes saisons. Cette mesure met à profit l’investissement que le gouvernement consacre à la réfection ciblée des routes, notamment une route à 2+1 voies comprenant une voie de dépassement, ainsi que des voies pour véhicules lents sur certains tronçons du corridor routier 11/17 afin d’améliorer la circulation et de renforcer la sécurité pour les véhicules commerciaux et les autres usagers de la route.

En septembre 2026 également, l’Ontario a mis en place un service fonctionnant 24 heures sur 24, sept jours sur sept, au poste d’inspection de camions de Shuniah, situé sur la route 11/17, concrétisant ainsi l’engagement du gouvernement à améliorer la sécurité routière dans le Nord. Ce service élargi permettra de renforcer l’application de la loi et amènera les véhicules commerciaux à circuler de façon sécuritaire pour toutes les personnes qui empruntent cette route. Le poste d’inspection, aménagé au coût de 30 millions de dollars, offre au personnel chargé de l’application de la loi une installation de pointe qui lui permet de détecter les problèmes potentiels liés aux véhicules commerciaux et d’assurer la sécurité sur les routes du Nord.

Cette initiative s’ajoute à des mesures prises à plus grande échelle pour améliorer la sécurité des véhicules commerciaux, dont l’obligation pour les conducteurs de confirmer leur autorisation de travailler au Canada, une surveillance accrue de la formation et des examens, l’instauration de pénalités plus sévères pour les pratiques de conduite dangereuse de véhicules commerciaux et la mise en place d’une période d’attente de six mois avant que les conducteurs admissibles à l’examen pratique puissent faire une première tentative en vue de l’obtention du permis de catégorie A.

Poursuivre la mise en œuvre du registre ontarien relatif à la propriété bénéficiaire

L’Ontario propose un registre relatif à la propriété bénéficiaire qu’il souhaite mettre en place en 2027 dans le cadre d’une vaste démarche visant à lutter contre le blanchiment d’argent, à améliorer la sécurité publique et à favoriser la création d’un milieu concurrentiel pour les affaires. S’appuyant sur le cadre législatif mis en place en 2025 et sur les renseignements recueillis lors de récentes consultations, l’Ontario propose des modifications législatives pour énoncer plus clairement les obligations des entreprises et leur permettre de se préparer en prévision de la mise en œuvre du registre.

Les modifications proposées préciseraient quelles sociétés par actions sont assujetties aux exigences relatives à la propriété bénéficiaire, quels renseignements doivent être fournis, à quel moment des mises à jour sont nécessaires et quelles entités seraient autorisées à accéder à l’information consignée au registre, sous réserve des restrictions applicables. Voir l’annexe, Mesures fiscales en détail et autres initiatives législatives, pour de plus amples renseignements.

L’Ontario continuera à travailler avec le gouvernement fédéral pour promouvoir une approche forte, coordonnée et alignée afin d’assurer la transparence en matière de propriété bénéficiaire. Cette approche permettrait à l’Ontario d’avoir les ressources nécessaires pour mettre en œuvre des cadres de validation et de conformité robustes et conformes aux meilleures pratiques internationales. La mise en place d’un registre adéquat relatif à la propriété bénéficiaire est primordiale pour lutter contre le blanchiment d’argent et d’autres crimes financiers, un tel outil contribuant à renforcer l’intégrité des systèmes fiscaux et financiers en Ontario et partout au Canada.

Mis à jour : 29 octobre 2026
Date de publication : 29 octobre 2026